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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 10:28

 

Un petit extrait :

La technique de base du magicien est le transfert. Il s’agit de transférer une situation vécue par le patient dans le monde des dieux. La particule "mi", comme, joue un gran rôle. Par exemple, le patient a été piqué par le serpent comme Horus a été piqué dans le gebel. On implique donc les dieux dans l’événement vécu par le patient.
Cela répond à une double fonction.
Tout d’abord, l’élément perturbateur, mettons une piqûre de scorpion, trouble l’ordre normal des choses (Maât) et, théoriquement, il n’aurait pas du se produire. C’est une manifestation des forces négatives qui menacent l’ordre établi. Le premier travail du magicien va être en quelque sorte de "banaliser" l’événement ou plus exactement de le rendre compréhensible en le transférant dans le monde des dieux. Dans certains cas, lorsque le transfert n’est pas nécessaire, la simple force magique du magicien suffit pour écarter le mal, par exemple "Viens-tu pour embrasser cet enfant ? Je ne permettrai pas que tu l’embrasses !" dit le magicien à un revenant. A ce moment, l’événement se transforme : ce n’est plus un élément perturbateur inexpliqué et inexplicale. On le compare à un événement déjà connu afin que, de même que cet événement eut un heureux dénouement dans le monde des dieux, de même le patient doit guérir. En réintégrant ainsi l’événement isolé et perturbateur dans la sphère du collectif, on agit sur le psychisme du patient.
Le deuxième aspect de ce transfert est l’implication des dieux. En resituant la scène dans la scène archétype du monde divin, on oblige les dieux à considérer le cas du patient comme les concernant directement. [...]
C’est un fait indispensable car le choix alors est simple : soit rendre compte de l’événement en le transférant dans le monde des dieux, soit ne pas l’expliquer du tout et désorganiser complètement le système de compréhension du monde des Egyptiens face à l’inconnu, source d’angoisse.
Par ailleurs, en lui donnant une explication, on essaie de revenir à la source, à l’origine de l’événement perturbateur ; on peut comparer ceci à un phénomène d’abréaction. On sait que la psychanalyse appelle abréaction ce moment décisif de la cure où le malade revit intensément la situation initiale qui et à l’origine de son trouble, avant de le surmonter définitivement.

 

 

 

Il est clair qu'avec ce livre vous n'aurez pas votre "Ferrari" rouge mais vous aurez plutôt une bonne explication sur le mode de pensée de l'Egypte ancienne. Donc pas de recettes "miracle", et d'abracadabra "moderne".

L'ouvrage se veut "historique" et non un livre de recettes  qui donnerait le moyen de faire disparaitre son patron ou sa belle mère !

 

On y apprend qui sont ces magiciens, quel est leur rôle dans la sociètè égyptienne, et comment ils pratiquent leur art ....On se retrouve en limite de l'ethnologie et de la psychiatrie, ce qui rend ce livre passionnant.

On aime se faire peur en découvrant le rôle des morts dans cette magie...

Depuis le livre des morts ou livre de Thot, ce livre nous montre un monde que nous ne connaissons plus

 

Barbara de Toulouse

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Published by Barbara de Toulouse - dans Livres à lire
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  • : Réflexions sur le début du christianisme et du judaïsme rabbinique .Tout n'est pas fait de dogmes mais aussi de faits historiques et c'est cela qui m'intéresse. Le côté humain de la "chose". Les chrétiens ne connaissent rien sur l'histoire de leur religion et encore moins sur le berceau .Deux communautés issues d'une même "famille",qui se sont ignorées, voire combattue pendant des siècles, à coup de pogroms, de bûchers et d'anathèmes et pourtant elles sont "soeurs"......
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